Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

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ROY ROGERS
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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar ROY ROGERS » 29 sept. 2011 19:43

en fin connaisseur d'arme, que je suis, :gun: icongc1 déjà que sur les armes fabriquées à notre époque , pour trouver un autre barillet,...... j'ai essayé.... et j'ai pas pu... je puis assurer qu'à l'époque ça devait être coton, mais justement le fin connaisseur saisit doublement le comique de la situation :D :D

Cette séquence complète me fait tjrs rire :sm16: (je me calme)
allez :sm80:
dit "ROBERT"

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 29 sept. 2011 21:44

Cela m'en a tout l'air amigo!C'est vrai que la scène du revolver est très comique...Ce que j'adore aussi est après avec l'écriteau "fermé":Ah...Le vieux:Aaah...TUCO le lui met dans la bouche:Et maintenant couché! :lol:
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tepepa
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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar tepepa » 30 sept. 2011 0:15

Lee Van Cleef sur le montage: "En ce qui concerne le montage, Leone était vraiment imbattable. Il a un sens du timing inégalable. Chez nous, les réalisateurs assistent au montage, mais il ne le font pas eux-mêmes. Leone fait tout lui-même, il est inspiré par le montage. Il m'a même demandé de venir dans la salle de montage pour Le Bon la Brute et le Truand, il voulait me montrer quelque chose qu'il avait fait. C'est une expérience merveilleuse."

Eli Wallach sur la scène du cimetière:

"Non, il n'y avait pas de musique pendant le tournage du Bon la Brute et le Truand... Mais Sergio a filmé des kilomètres de pellicule afin d'avoir plus de liberté au montage."

Opposer montage et mise en scène est déjà absurde, mais déprécier une scène parce qu'elle serait le résultat du montage plutôt que de la mise en scène me paraît ridicule. On parle bien de cinéma, un art où tous les talents se conjuguent pour produire une émotion, ou une réflexion.

Eli Wallach sur la scène du révolver:
"Il s'adaptait à mes suggestions, et lorsque j'assemble un revolver à partir de pièces détachées dans la petite boutique, j'avais l'air très sûr de moi, alors qu'en fait j'improvisais. Quand il a été question d'étui à revolver, il m'a dit: "Pas d'étui pour ton flingue. Tu porteras un revolver attaché à une corde autour du cou, et tu le laisseras pendre entre tes jambes." Je l'ai prié de me montrer comment faire pour tirer. "Comme ça" m'a-t-il dit. Et il s'est tiré en plein dans l'aine! A partir de ce moment là, il m'a laissé mettre le revolver dans ma poche."

Rooo, alors comme ça ça serait pas possible de monter un revolver comme le fait Tuco, alors même que Leone prétendait que si? Mince alors, le film il est tout nul en fait ?
Quand on décrit ce genre de faux défauts chez Ford, c'est toujours avec la plus grande bienveillance. Quand c'est Leone, c'est toujours avec rancœur. Allez savoir pourquoi... :sm43:

Il est évident que ce n'est pas le discours sur la guerre qui fait le succès du film. Qu'est-ce qui fait le succès de La Chevauchée fantastique? Le discours de Wayne au crépuscule ou l'attaque finale des indiens? Ou les deux ? Pareil ici, les séquences comiques ne font pas non plus le succès du film à elles toutes seules, ce sont aussi les scènes de violence, et les scènes opératiques, les acteurs, la musique, et y compris le discours sur la guerre. Le comique n'est pas du tout l'ingrédient premier.

Jean-Louis
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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar Jean-Louis » 30 sept. 2011 7:40

cool Allons tepepa du calme, Sergio Leone est le seul réalisateur italien (dans le western bien sûr) qui vaille le coup, je dirais même plus ce Monsieur m'a procuré en temps que spectateur de grandes joies, je me suis précipité à chaque fois qu'il sortait un nouveau film, j'ai apprécié à chaque fois son talent.

J'attendais avec impatience son Stalingrad.

J'ai été très triste lors de l'annonce de son décés... et oui.

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar musselshell » 30 sept. 2011 8:20

Il est mort??! :roll:

C'était l'expression du début (peut-être la fin) de ma journée dite "en dessous de tout".
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar Pike BISHOP » 30 sept. 2011 8:49

Il n'est pas mort puisqu'il tonitrue encore.....
C'est sans doute cela qu'on lui reproche, d'avoir été tonitruant....
Qu'importe si son cinéma est fait de montage ou de ballets sur musique, d'hyper gros plan non signifiants
l'important n'est pas la recette
(d'autres ont voulu l'appliquer cette recette, ils n'ont fait que copier...Le tour de main du chef !!!!!)
c'est d'apprécier le plat...On ne va pas dans un restaurant voir les cuisines avant de lire la carte...

LEONE a réussi un cinéma populaire (et qui perdure) de qualité, avec un indéniable style (s'affirmant sur la deuxième moitié
de sa production)....

Ce qui gène chez LEONE, qu'on pardonne à un FORD, à un HAWKS, à un WALSH...C'est qu'il a tonitrué...
Pris la main dans le sac..De plagiat éhonté..de n'importe quoi historique...Il a hurlé haut et fort que c'était lui le meilleur
et qu'il en savait cent fois plus que tous les yankees sur leur propre terrain...
Comme un ex dirigeant pris la main dans le pot de confiture, qui s'est baladé à poil sur sa terrasse de villégiature d'été...
Devenant ainsi celui qui montre son c.., plutôt que le prévaricateur...Et gardant l'estime du populaire...

Son cinéma est plaisant et peut être un peu plus, certainement le meilleur du western européen...
mais ça ne reste (comme énormément d'autres , US y compris) qu'une esbrouffe sur fond de n'importe quoi
hyper divertissante, mais certainement pas une leçon et réflexion historique, ni même politique ou philosophique...
Que demande le peuple ? Certainement pas des pinaillages sur la possibilité ou pas de monter des barillets anachroniques
de savoir si dynamite et pont existaient en temps et place....Que LEONE soit un cancre en Histoire de l'Ouest au même
titre que 75% des créateurs US..Qu'importe le spectateur ravi...

Le pinailleur, le puriste fera la moue et lui pardonnera moins qu'à un modeste...Mais là aussi, qu'importe ?
If they move, kill'em !!

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 30 sept. 2011 10:44

Superbes commentaires...Eh oui hélas il nous a quitté mais demeure parmi nous à trvaers ses films comme tant d'autres...Mon commentaire est bref mais je manque de temps et passe en coup de vent...SERGIO... :applaudis_6:
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ROY ROGERS
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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar ROY ROGERS » 30 sept. 2011 12:03

Pike BISHOP a écrit :Il n'est pas mort puisqu'il tonitrue encore.....

l'important n'est pas la recette
(d'autres ont voulu l'appliquer cette recette, ils n'ont fait que copier...Le tour de main du chef !!!!!)
c'est d'apprécier le plat...On ne va pas dans un restaurant voir les cuisines avant de lire la carte...


:shock: on en apprend de belle, LEONE aurait allègrement "pompé" (ce qui est relativement normal pour un gars qui a fait des péplum) sur ses confrères. Mais pour ce qui est de copier, plagier, y en a qui usent allègrement de la métaphore cullinaire, déjà utilisée (avec bcp de brio, je dois dire ) par d'autres éminents forumeurs.... :wink: ce qui appartient à César (décidément ! on ne sort pas du péplum !) étant rendu :wink: LEONE a bien le côté hableur, tonitruant, qui siet bien à un raconteur d'histoire. iL y a du TUCO Chez lui ! IL est vrai que ce que j'apprends sur lui le fait choir (un peu) de son piédestal, et pour moi étant un peu le fils de LEONE, il est dur, même si je dois le reconnaître, de voir son père choir (ça vient de loin :oops: je sais !)

Pour la discussion toutefois, ....... j'aime bien savoir comment se fait la cuisine, mais celà en aucun cas ne changera mon avis, surtout si le plat m'a plu (sileplamaplu.... :D )
et surtout s'il m'a plu...... on peut comprendre (ou essayer de comprendre!) le pourquoi du comment ! et riche de cette connaissance le redécouvrir, même si le chef est une tête de lard (là on parle cuisine, s'il avait fait du X j'aurai pu utiliser une autre métaphore !).

Moi je ne boude pas mon plaisir avec LEONE, et cette course au trésor "ponctuée d'humour", jubilatoire (comme on le dit souvent)... et tout les problèmes d'armement (bien que passionné d'armes) ne sont plus dans les films (et les westerns en particulier) qu'un détail pour moi (d'ailleurs je l'ai déjà dit plus haut) et ce ne sont pour moi que ..... (en tant que pêcheur à la mouche, une métaphore me brule les doigts, mais la décence et le respect que je dois à la bonne tenue de ce forum, m'empêchent de la citer) je dirais donc du pinaillage (ha non c'est pas un gros mot !)et :wink: à TEP, toutes ces discussions sont ^plutôt sympa, car chacun défend son steack ( moi dès qu'on parle bouffe !) et j'y vois toute notre passion..... et qu'est-ce qu'un homme sans passion...... (et c'est la dernière) une entrecôte sur le grill sans échalottes ! des bulots sans aïoli, du cassoulet sans confit.......... :sm80: stop
(apparté du Maire : "je l'arrête sinon demain on y est encore")
dit "ROBERT"

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 30 sept. 2011 16:06

Ah ha le débat vire au débat culinaire...Il est vrai que l'oeuvre de LEONE peut apporter bien des points de vue(JE PASSE RAPIDO!)...Pour ne revenir brièvement sur la scène du"revolver fait main avec les restes"c'est également souligné sur imdb...C'est pour ainsi dire impossible...Mais impossble n'était pas LEONE!
En espèrant que nous aurons bien des choses à débattre...BON WEEK-END AMIGOS! :sm80:
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tepepa
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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar tepepa » 30 sept. 2011 20:56

En réalité, ce n'est pas parce que Leone tonitrue que l'on n'a aucune bienveillance à son égard.
Pourquoi Leone tonitrue-t-il?
Parce que toute une frange de la critique n'a jamais supporté qu'un Italien fasse des westerns. On ne lui pardonne pas d'avoir trivialisé le genre, on ne lui pardonne pas d'avoir fait des gunfights invraisemblables, on ne lui pardonne pas d'avoir déporté l'Ouest à Almeria,on ne lui pardonne pas d'avoir supprimé les femmes du champ, on ne lui pardonne pas son regard ironique, on ne lui pardonne pas d'avoir réduit le genre à sa plus simple expression de plaisir en supprimant son identité américaine et ses lourdeurs. Et surtout, on ne lui pardonne pas d'avoir eu du succès en faisant tout cela.

Le western italien existait avant Leone. Il ne dérangeait personne. Dès que Leone a du succès, les insultes pleuvent.

Alors Leone tonitrue, il se défend, il fait valoir qu'il vaut mieux que ce qu'on en dit, et même mieux que beaucoup de réalisateurs américains. Il se documente de plus en plus et en rajoute. Il veut prouver qu'un Italien vaut autant qu'un Américain .

Et maintenant on l'attaque sur ça, parce que les vieux arguments commencent à s'émousser. Mais derrière, c'est toujours la même rancœur.
Heureusement, le public s'est toujours moqué de cela, et la plupart des gens aiment ses films sans honte inavouée et sans se poser de questions.

Et ce n'est pas Stalingrad, c'est Leningrad. :wink:
Modifié en dernier par tepepa le 30 sept. 2011 22:17, modifié 1 fois.

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar MrGreen » 30 sept. 2011 21:15

tepepa a écrit :En réalité, ce n'est pas parce que Leone tonitrue que l'on n'a aucune bienveillance à son égard.
Pourquoi Leone tonitrue-t-il?
Parce que toute une frange de la critique n'a jamais supporté qu'un Italien fasse des westerns. On ne lui pardonne pas d'avoir trivialisé le genre, on ne lui pardonne pas d'avoir fait des gunfights invraisemblables, on ne lui pardonne pas d'avoir déporté l'Ouest à Almeria,on ne lui pardonne pas d'avoir supprimé les femmes du champ, on ne lui pardonne pas son regard ironique, on ne lui pardonne pas d'avoir réduit le genre à sa plus simple expression de plaisir en supprimant son identité américaine et ses lourdeurs. Et surtout, on ne lui pardonne pas d'avoir eu du succès en faisant tout cela.

Le western italien existait avant Leone. Il ne dérangeait personne. Dès que Leone a du succès, les insultes pleuvent.

Alors Leone tonitrue, il se défend, il fait valoir qu'il vaut mieux que ce qu'on en dit, et même mieux que beaucoup de réalisateurs américains. Il se documente de plus en plus et en rajoute. Il veut prouver qu'un Italien vaut autant qu'un Américain .

Et maintenant on l'attaque sur ça, parce que les vieux arguments commencent à s'émousser. Mais derrière, c'est toujours la même rancœur.
Heureusement, le public s'est toujours moqué de cela, et la plupart des gens aiment ses films sans honte inavouée et sans se poser de questions.

Et ce n'est pas Stalingrad, c'est Lenningrad. :wink:


COMPLÈTEMENT D'ACCORD
Tu seras assez proche pour entendre la première balle. Et assez mort pour ignorer la seconde.

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar ROY ROGERS » 01 oct. 2011 11:30

tepepa a écrit :
Heureusement, le public s'est toujours moqué de cela, et la plupart des gens aiment ses films sans honte inavouée et sans se poser de questions.:


"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément"

Je n'ai pas cité le reste, pour ne pas encombrer, et d'ailleurs mr :mrgreen: l'a fait..... et je voulais ainsi signifier ce qui est le but final d'un film, nous faire passer un bon moment..... par contre je me permets de rajouter " sans oublier de poser les bonnes questions !"
Dont cette question personnelle :
-tou l'aimes biene LEONE ? (à lire avec l'accent italien)...

Merci d'avoir innové dans les mots étranges du forum avec ton "tonitrutil" après le fameux :o :roll: "sileplamaplu"
:sm57:
dit "ROBERT"

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar gilson » 01 oct. 2011 20:19

Intéressants jusqu’au bout, ces échanges (j’excepte mes messages, bien sûr), avec un Roi Roger brillamment déchaîné, notamment. Tu parles des femmes, Tep, en disant que LEONE avait fait un film sans elles, suscitant la critique de ce fait. Je me pose des questions à ce sujet. Puis-je le faire à voix haute ?

Dans un sondage sur Zorro, dont la réponse m’a obligé à m’interroger un peu, PEZ demande si les films du moustachu masqué sont des westerns. Je me suis laissé aller à dire que le western me paraissait un genre ultra codifié, presque ultra restrictif, avec un cahier des charges draconien, malgré l’extrême variété qu’on y trouve. On y a l’esprit large, du moins en principe, ce n’est pas le problème, mais les manquements aux ingrédients de la recette sont ressentis. Pas sanctionnés : ressentis. En ce sens, une autre métaphore culinaire : un western est une pâtisserie, au sens où, chacun le sait, tout est millimétré avec un éclair ou un baba. Un exemple : j’avais vu deux westerns comparables, avec WAYNE : « the Telegraph Trail » et « Haunted Gold » ; le premier me semble un vrai (petit) western, le second un pour de rire, et je ne le compte pas comme tel : cette histoire de fantôme, envahissante, l’en éloigne bien trop.

Je veux en venir à ceci : la place des femmes dans les westerns, elle aussi, me semble réglementée. Elle dépend certes de la sensibilité du réalisateur: j’ai lu dans le journal hier que WELLMAN les maltraitait pas mal, y compris Louise BROOKS, quand FORD me paraît être quelqu’un qui leur assigne une très grande place, avec un regard réaliste, différencié et complexe sur elles (comparé à lui, HAWKS a un registre plus limité, il me semble). Mais, chaque fois, les cadres sont respectés, et, même si la Conquête de l’Ouest a été aussi une affaire de femmes, l’histoire du western, elle, les a contenues à une place assez modeste.

En ce sens, LEONE est plutôt dans la lignée générale, sauf qu’il résout le problème chirurgicalement ! Et un film comme « Johnny Guitar » a de quoi déboussoler ! Mais je dis peut-être encore des âneries.
"Words have too many shadows." (Little Dog, dans "La Plume Blanche"). Et j'ajoute: "Na!"

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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 02 oct. 2011 21:17

BONSOIR!Je rentre juste et constate que ce topic semble avoir encore de beaux jours devant lui!Je manque un peu de temps pour tout lire,si je le peux ce sera pour demain! :wink:
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duke henri
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Re: Le bon, la brute, le truand - Il Buono, il brutto, il cattivo - 1966 - Sergio Leone

Messagepar duke henri » 16 oct. 2011 23:26

Au sujet de la scéne oû Tuco réconstitue un révolver , Leone n'est pas trés loin de la vérité , car il faut savoir que l'une des exigences de l'ordnance était l'interchangeabilité des différentes pièces sur les révolvers commandés à Colt , quitte à donner quelques coups de limes . Les collectionneurs , historiens et armuriers américains sont souvent éfarés de la qualité de d'usinage de ces armes vu la technicité de l'époque . Ils ne comprennent pas d'ailleurs comment la qualité d'ajustage d'un Merwin & Hulbert n'a pas été égalée . Ce qui était de fait un défaut car l'arme grippait aprés le tir de quelques cartouches chargées à poudre noire , cette derniére encrassant beaucoup . Là , vous direz que je pinaille vu toutes les incohérences au regard de la réalité historique des armes utilisées en général dans les westerns . Sachez aussi pour l'anecdote qu'Uberti refabrique le Colt utilisé par Eastwood dans le filme BBT à la demande des tireurs américains . Mais que voulez vous , passionné d"armes western je suis et resterai .



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