Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 07 mai 2017 21:30

pass a écrit :
Moonfleet a écrit :Mais en fait, les infos de dates que je note ici sont celles de la diffusion à la télévision.



Oui et bien justement il y a des titres qui sont passés à la télévision ( à partir de 1966 sur l'O.R.T.F. et sur Antenne 2 en 1983 pendant la période estivale ) et qui sont uniquement en VO dans les coffrets du Virginien . Très certainement que Elephant Films n'a pas pu les localisés via UNIVERSAL , j'usqu'à maintenant j'en ai compté 4 en tenant compte de " Brazen Bell " .


Je prends note :wink:
Modifié en dernier par Moonfleet le 08 mai 2017 6:58, modifié 1 fois.

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar pass » 07 mai 2017 23:18

Si cela peux t'aider pour tes prochaines analyses , donc :

1.06 - Big Day , Great Day / Le Dernier combat diffusion : le 10 Juillet 1966 sur la 2ème chaîne de l'O.R.T.F. ( surtout que tu commences a le disséquer bientôt :wink: ) Guest Star : Aldo Ray .

2.05 - The Evil That Men Do / Libéré sur parole diffusion : le 24 Août 1983 sur Antenne 2 Guest Star : Robert Redford .

2.14 - Man of Violence / Le Désert interdit diffusion : le 14 Mai 1966 sur la 2ème chaîne de l'O.R.T.F. et sur Antenne 2 le 22 Juillet 1983 Guest Star : Leonard Nimoy .

Source : Le Magazine des séries

Voilà :sm32: , tu devrais être au point Moonfleet jusqu'à au moins la 5ème saison , d'ailleurs à partir de la 7ème saison il n'y a plus aucun épisodes doublés .

Sur ce ! , bonne continuation tu es sur la bonne " voie " :beer1: .

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar persepolis » 08 mai 2017 0:22

merci de nous faire redécouvrir cette série.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 08 mai 2017 10:15

1.05 - The Brazen Bell
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Panique à l'Ouest (1963)
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Les Enfants du Diable (épisode 11 - saison 1) (1964)
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Le Solitaire de l'Ouest (The Bull of the West) 1972, mixage de Duel à Shiloh (épisode 15 - saison 1) et The Nobility of Kings (épisode 8 - saison 4)
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 09 mai 2017 16:12

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Aldo Ray



1.06 - Big Day, Great Day

Réalisation : Harmon Jones
Scénario : Charles Larson
Guest Star : Aldo Ray
Première diffusion le 24/10/1962 aux USA – 10/07/1966 en France
DVD : VOSTF
Note : 7.5/10

Le Pitch : Le Juge Garth se rend à Casper récupérer un lit à baldaquin qu’il a fait venir d’Italie comme cadeau pour sa fille. Malheureusement un incendie a détruit l’entrepôt et le meuble a brulé ; il décide néanmoins de rester sur place en ce jour de fête nationale d’autant qu’il vient de retrouver un grand ami à lui, le catcheur Frank Krause (Aldo Ray), qui non seulement doit disputer aujourd’hui même un combat pour le titre mondial mais également convoler en juste noces avec une prostituée qu’il fréquente depuis maintenant 15 ans. Pendant ce temps là, Steve tombe amoureux d’une autre fille du saloon…

Mon avis : Après l’anxiogène et moralement violent The Brazen Bell, la série bifurque avec ce nouvel épisode vers plus de légèreté avec en prime énormément de chaleur humaine. Et comme nous l’avait déjà prouvé The Big Deal avec Ricardo Montalban, depuis le début de cette première saison la réussite est tout autant de la partie lorsqu’il s’agit de drame ou de comédie, surtout que la frontière entre les deux n’est jamais totalement définie, ici aussi des facettes plus sombres venant s’inviter au sein d’un scénario festif et pétillant. Cet excellent sixième épisode est réalisé par Harmon Jones, cinéaste assez méconnu qui aura signé durant les années 50 quelques westerns pour le cinéma –tous avec le sympathique Dale Robertson- avec pour sommet en 1956 l’excellent A Day of Fury (24 heures de terreur) à l’intrigue bien menée et aux dialogues de premier ordre, véritable feu d'artifice de punchlines que débitait le génial et trop méconnu Jock Mahoney. Auparavant Harmon Jones aura déjà réalisé trois ans plus tôt La Cité des tueurs (City of the Bad Men), film assez anodin au niveau de la mise en scène mais loin d'être désagréable, grâce surtout à des situations originales et inédites comme une intrigue se déroulant alors qu'un match de boxe important va avoir lieu, opposant James Corbett (le fameux Gentleman Jim interprété par Errol Flynn dans le chef-d’œuvre de Raoul Walsh) et Bob Fitzsimmons. Une proposition de départ intrigante que reprend en partie ce rythmé et succulent épisode de The Virginian.

En effet, alors que le juge Garth se rend dans la ville de Casper en ce 4 juillet, jour de la fête de l’indépendance, un combat de catch doit justement se dérouler pour le titre de champion du monde. L’un des deux adversaires, Frank, n’est autre qu’un de ses meilleurs amis qu’il avait perdu de vue depuis une dizaine d’années après lui avoir mis le pied à l’étrier dans le milieu sportif et même avoir commencé à l’entrainer -encore une révélation assez surprenante concernant le passé du juge- ; ils se retrouvent à cette occasion avec autant de surprise que de plaisir. Frank, c’est l’attachant Aldo Ray (hilarant dans Pat and Mike de George Cukor aux côtés du couple Spencer Tracy/Katharine Hepburn et inoubliable dans le méconnu et superbe Nightfall de Jacques Tourneur) qui forme ici avec Lee J. Cobb un duo absolument jubilatoire et dont l’alchimie fonctionne à merveille, aidant à la réussite de cet épisode sans thématique principale autre que l’amitié et ce que l’on peut-être capable de faire pour ne pas la briser même si c’est pour dévier de son éthique et fermer les yeux sur certains faits peu glorieux ; en l’occurrence ici un ‘drame’ à l’origine d’un petit suspense émotionnel que je me garderais bien de vous dévoiler. On constate des liens très profonds qui s’étaient tissés entre les deux hommes, tout autant que ceux qui existent entre les jeunes Steve et Trampas qui vont pourtant être mis eux aussi à rude épreuve au sein d’une sous intrigue romantique au final assez amère qui se greffe à l’histoire principale, les deux s’harmonisant parfaitement bien grâce à une écriture s’avérant une fois de plus d’une belle rigueur et d’une réjouissante vitalité avec notamment nombreuses situations cocasses et répliques amusantes qui n’empêchent cependant pas l’émotion de poindre.

Steve tombant amoureux de Maxine, une jeune prostituée qui lui rappelle sa fiancée défunte, il est prêt à l’épouser sur un coup de tête sans chercher à savoir si leur couple pourrait fonctionner : "I love you so much, Maxine, I'd turn into a toad frog if you wanted me to." Maxine tombe sous le charme de cette demande en mariage, la première en provenance d’un homme sobre. Trampas ayant compris que cette union serait vouée à l’échec –la fille qui aime s’amuser, le garçon imaginant une gentille épouse au foyer-, il va faire en sorte de leur ouvrir les yeux même s'il devra jouer au mufle pour y parvenir, quitte à risquer de briser l’amitié qu’il entretient avec Steve. Si la charmante Carolyn Kerney cabotine parfois un peu trop dans le rôle de la jeune fille émancipée, Rosemary Murphy tient la dragée haute à Lee J. Cobb et Aldo Ray dans le rôle de la truculente Pearl, la tenancière du saloon/bordel qui doit épouser ce jour le catcheur après 15 années de ‘fidélité’ sans qu’elle n’ait pour autant arrêtée de pratiquer le plus vieux métier du monde ; une situation assez amorale qui n’en est que plus réjouissante et qui rend le couple encore plus humainement touchant ! La comédienne est formidable et tout aussi attachante que son partenaire masculin. Parmi les autres ‘invités’, on notera Mickey Shaughnessy qui en fait des tonnes dans le rôle du rival sportif matamore d’Aldo Ray, Richard Shannon dans celui du shérif un peu jaloux de Frank pour avoir toujours eu lui aussi le béguin pour Pearl, ou encore Dennis Patrick dans celui du manageur véreux. Quant à James Drury, il n’apparait que le temps d’une minute au début de l’épisode. Sinon, au travers maints détails authentiques, on se rend compte encore plus que précédemment que l’époque à laquelle se déroule la série est la toute fin du 19ème siècle.

Enfin l'épisode n'est pas avare en notations assez cocasses ou rarement vus dans un western comme les voitures de pompiers tirées par des chevaux, les maillots de bain –vous n’aurez jamais vu Steve et Trampas aussi drôlement vêtus-, les appareils téléphoniques, les feux d’artifice… il nous amène même sur une plage de sable au bord d’un lac sillonné de canoës surmontés de parasols ! Pour les amateurs d’action, l’épisode nous propose également une bagarre dantesque très bien réalisée et toute à fait crédible dans les coups portés. Authenticité, grande vivacité de rythme et d'exécution, grande ferveur de sentiment et belle efficacité dans l'écriture… autant dire que ce Big Day, Great Day s’avère tout aussi chaleureux que captivant, tout aussi divertissant que dépaysant, pour tout dire, tout simplement délicieux ! Ce que l’on en retiendra enfin est la profonde lucidité de Trampas quant à son profond égoïsme –n’oublions pas que dans le roman il s’agissait d’un Bad Guy- lors de cette phrase qu’il prononce : "For the first time in my life I try to do something for a friend, not want anything for myself.



La même chose avec illustrations
Modifié en dernier par Moonfleet le 09 mai 2017 21:47, modifié 1 fois.

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 09 mai 2017 17:44

pak a écrit :C'est bien vendu... :-? Je n'envisageais pas d'investir dans une série jusqu'ici.

Bon, en même temps, suis pas forcément en phase avec tes avis sur les films, alors ça peut ne pas me plaire (oui bon, faut bien que je trouve un prétexte pour épargner mon portefeuille... ).

:sm57:


Deux solutions: attendre que les prix baissent encore (ça arrive les gros coups de veine !)
suivre son instinct... Et ne pas acheter !! (comme moi !! ;) )
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 09 mai 2017 19:46

1.06 - Big Day, Great Day
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar pass » 09 mai 2017 21:35

Moonfleet a écrit :1.06 - Big Day, Great Day
DVD : VF et VOSTF


VOSTF tout court !! sur le DVD comme The Evil That Men Do (2-05) et Man of Violence (2-14) .

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 09 mai 2017 21:47

pass a écrit :
Moonfleet a écrit :1.06 - Big Day, Great Day
DVD : VF et VOSTF


VOSTF tout court !! sur le DVD comme The Evil That Men Do (2-05) et Man of Violence (2-14) .


Ou là, je fatigue moi ; merci pour ta vigilance :wink:

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 11 mai 2017 17:54

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Ray Danton



1.07 - Riff-Raff

Réalisation : Bernard Girard
Scénario : John Boothe
Guest Star : Ray Danton
Première diffusion 07/11/1962 aux USA – 29/07/1983 en France
DVD : VF et VOSTF
Note : 5/10


Le Pitch : Molly revient d'un voyage au cours duquel elle a récolté des informations à propos de la guerre qui s’engage entre les USA et l’Espagne en cette année 1898. A force d’en entendre parler ainsi que du prestige de l’uniforme, pour impressionner la jolie journaliste, Trampas part au Texas pour s’engager. Le Virginien qui a impérativement besoin de lui, envoie Steve le chercher. Mais à son tour, ce dernier décide de revêtir la tunique bleue. Il ne reste plus au régisseur du ranch Shiloh qu’à aller les ramener lui-même. Ils finiront tous sur le front à à Cuba sous le commandement du Lieutenant Hamilton (Ray Danton)...

Mon avis : Lorsque l’on entame une série au long cours et surtout lorsque l’on sait que -comme pour quasiment toutes les séries d’avant les années 80- chaque épisode possèdera un arc dramatique assez indépendant de celui des autres, l’on est conscient qu’en toute logique certains épisodes seront médiocres et qu’aussi bonne soit-elle la série ne pourra pas constamment surfer sur les sommets ! On espère bien évidemment que la déception arrivera le plus tard possible pour avoir eu au préalable le temps de s’être familiarisé avec le ton et l’atmosphère d’ensemble, avec les situations et les personnages, ce qui évite ainsi d'avoir d'emblée une idée faussée de l'ensemble. Au vu de ce préambule, vous aurez bien évidemment compris que nous en sommes arrivés au premier faux pas de la série, un épisode humoristique qui succède heureusement à deux petites pépites qui prouvaient que dans le domaine de la 'comédie' les auteurs étaient capables de ne pas sombrer dans la pantalonnade assez vulgaire –ce qui est le cas ici-, le spirituel The Big Deal avec Ricardo Montalban ainsi que le chaleureux Big Day, Great Day avec Aldo Ray. D’ailleurs, outre une écriture légère et savoureuse, la qualité de ces deux épisodes reposait aussi grandement sur les épaules de leurs guest stars, ce qui n’est malheureusement pas le cas pour celui de Bernard Girard, Ray Danton nous octroyant une interprétation loin d’être marquante contrairement jusqu’ici à tous les précédents prestigieux invités de la série.

L’épisode démarrait pourtant assez bien et d’une manière très amusante grâce notamment à l’éternel vantard et tombeur de ces dames, à savoir bien évidemment Trampas. Il faut l’avoir vu fausser compagnie aux cow-boys –leur laissant tout le travail- pour aller accueillir Molly de son retour de voyage, l'avoir vu fanfaronner puis se faire reprocher son manque de curiosité concernant la politique internationale avant de se faire piéger par la journaliste qui le pousse à aller s’engager par le seul fait de lui dire apprécier les hommes courageux en uniformes. On appréciera aussi la savoureuse colère du Virginien qui constate la fuite de Trampas puis le 'non-retour' de Steve qu’il avait envoyé le ramener. Un prologue donc assez drôle même si l’on se doute immédiatement que l’épisode ne sera pas du niveau des précédents, manquant singulièrement de finesse. On se dit cependant qu’il sera intéressant au moins par le fait d’évoquer un fait historique véridique, la bataille de San Juan Hill ; un combat s’étant déroulé à Cuba en juillet 1898 durant la guerre hispano-américaine, mené du côté américain par le 1er régiment de cavalerie commandé par le futur Président Roosevelt, les Rough Riders. Il s'agissait d'un bataillon de volontaires levé pour contribuer à l’effort de guerre, qui aurait du être une unité de cavalerie mais qui au final aura combattu à la manière de l’infanterie ; situation d’où découlera une partie des gags de l’épisode, nos cowboys ne supportant pas être à pieds. Malheureusement les 20 dernières minutes entérineront la médiocrité de l’épisode, tout autant au niveau du scénario que de la mise en scène. Non seulement la reconstitution de la bataille n’est absolument pas captivante mais elle est également laborieuse, cette succession de séquences 'de guerre' très gentillettes nous donnant l’impression de se trainer lamentablement pour meubler le temps qu’il restait pour atteindre les 72 minutes réglementaires. Une dernière partie guerrière qui aurait du représenter le climax de l’épisode mais qui s’avère totalement inintéressante, dénuée de rythme et de tension.

Quant à la direction d’acteurs, depuis le début de cette saison 1 elle laisse pour la première fois à désirer, témoin les prestations des guest stars, celle totalement transparente de Ray Danton –dont le rôle le plus célèbre doit être celui en 1960 du gangster Legs Diamond dans La Chute d’un Caïd de Budd Boetticher- ou celle pas très fine de Karl Swenson dans le rôle un peu caricatural de Roosevelt. James Drury se révèle également peu à l’aise dans les séquences purement comiques, cabotinant parfois assez mal. Reste heureusement Doug McClure grâce à qui l’on suit néanmoins cet épisode avec amusement -notamment par le fait que Trampas soit non seulement indiscipliné mais dans l’incapacité d’obéir à quelconque ordre qui ne lui plait pas-, ainsi que la charmante et délicieuse Pippa Scott –dans le rôle de Molly- dont on regrette déjà qu’elle ait dû quitter la série au cours de cette saison, James Drury avouant qu’elle ne s’était jamais sentie à sa place dans la peau de son personnage et que l’alchimie ne fonctionnait pas vraiment entre eux deux. Quant au juge Garth interprété par l'excellent Lee J. Cobb, il ne bénéficie même pas ici d’une seule apparition. Concernant les thématiques abordées, outre la guerre et l’engagement, on parle beaucoup du manque de curiosité des gens de l’Ouest pour ce qui se passe dans le reste du monde, des qualités pour faire un bon soldat, du fait que les cow-boys n’avaient pas nécessairement à vouloir s’engager, participant déjà à l’effort de guerre par le fait de ‘nourrir les soldats’...

Malgré tous ses défauts -dont le fait d’avoir vraisemblablement été écrit à toute vitesse et sans la moindre rigueur ni cohérence dans les changements de ton- ainsi qu'un dernier quart minable, le fait de s’être attaché depuis le début de la série aux personnages nous permet néanmoins de prendre un certain plaisir à les voir évoluer même au sein d’un épisode aussi médiocre. L’on aura également eu l'occasion de savourer la beauté des paysages traversés pour arriver à San Antonio, de se réjouir de la petite satire de l’armée et de ses officiers ainsi que de quelques situations ou images assez cocasses comme cette loufoque partie de polo entre soldats et ranchers ayant bénéficié de cascadeurs chevronnés. Enfin on aura eu le temps de se délecter de cette réplique du Virginien à Molly qui résume assez bien le caractère infantile et immature de Trampas : "As a matter of fact, in those heads any idea at all is a complete disaster." Un petit ratage qui devrait vite être oublié !


Avec illustrations

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 11 mai 2017 19:24

1.07 - Riff-Raff
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 15 mai 2017 15:17

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Eddie Albert



1.08 - Impasse

Réalisation : Maurice Geraghty
Scénario : Donn Mullally d'après une histoire de Bernard Girard
Guest Star : Eddie Albert
Première diffusion 14/11/1962 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 8/10

Le Pitch : Le Virginien et ses hommes ramènent un troupeau d’une centaine de chevaux sauvages qu’ils viennent de capturer sur les hauts plateaux et qui sont destinés à être vendus à l’armée. Tout irait pour le mieux sauf qu’ils vont être gênés dans leur avancée par la famille Kroeger qui, installée sur place depuis 15 ans, estime que tout ce qui se trouve sur ces terres lui appartient. Le patriarche (Eddie Albert) qui a éduqué ses cinq enfants d’une manière dictatoriale décide de mettre des bâtons dans les roues aux hommes du ranch Shiloh afin de récupérer les mustangs alors que la fille de la famille tombe amoureuse de Trampas…

Mon avis : Après le médiocre et lourdingue Riff-Raff, avec Impasse la série se hisse à nouveau vers les sommets… aussi bien au figuré qu’au propre puisque dans ce 8ème épisode qui se déroule intégralement en extérieurs, les cow-boys du ranch Shiloh sont chargés de convoyer une centaine de chevaux sauvages qu’ils ont réunies sur les hauts plateaux du Wyoming et qu’ils doivent désormais redescendre jusqu’en plaine afin de pouvoir honorer une commande de l’armée. Démarrant sans préambule alors que les hommes du Virginien rassemblent les bêtes, l’épisode signé par Maurice Geraghty -réalisateur ayant quasi-exclusivement travaillé pour la télévision- va se révéler être le premier de la série visant le spectacle et l’aventure pure ; en effet l’intrigue va intégralement tourner autour du voyage qui doit ramener les cow-boys chez eux ainsi que sur les difficultés qu’ils vont rencontrer en chemin, dues principalement à la seule famille vivant dans la région et qui par ce fait estime avoir les droits sur tout ce qui s’y trouve. La famille est constituée d’un veuf tyrannique et de ses cinq rejetons, quatre garçons et une fille. Il les a élevés avec autoritarisme, considérant ses décisions comme irrévocables, ses enfants n’ayant jamais leurs mots à dire. Ne connaissant rien de ce qui existe ailleurs, les quatre jeunes Kroeger sont néanmoins très soudés et prêts à soutenir leur père coûte que coûte. Ceci étant, le doute instauré dans leurs esprits quant à leur absence de libre arbitre et les certitudes ainsi ébranlées par les paroles du Virginien vont logiquement amener à la perte de ce patriarche conservateur et castrateur qui aura surestimé les liens du sang et qui n’a plus sa place dans ce monde qui bouge, dans cette époque où le droit de propriété doit être acté.

Essayant au départ d’intimider les cowboys indésirables en créant différents obstacles sur leur route -chutes de pierres, incendies du corral, vols, menaces…- qui vont effectivement amener à la défection de plusieurs hommes du ranch, constatant que le régisseur et principal rival reste cependant inébranlable et qu’il mènera sa mission jusqu’au bout , Kroeger va avoir dans l’idée de proposer au Virginien de l’aider à convoyer le troupeau à cause du mauvais temps hivernal qui s’annonce et afin que les bêtes ne meurent pas de froid… à condition cependant de se partager les chevaux à l’arrivée. Notre héros accepte tout en se doutant bien que le patriarche despotique a une idée derrière la tête, qu’il faut s’en méfier et rester sur ses gardes. C’est ainsi qu’il décidera de mettre en place des tours de garde nocturnes qui seront l’occasion pour les auteurs de nous faire découvrir Trampas sous un jour nouveau, sensible et extrêmement attachant. Alors que jusqu’à présent nous avions à faire à un égoïste vantard et coureur de jupons, on est agréablement surpris de le voir très attentif et extrêmement protecteur quant à cette jeune fille inexpérimentée qui vient de tomber amoureuse de lui. Contrairement à ce qu’il aurait fait jusqu’à présent, il ne profite absolument pas de la situation, poussant au contraire Mildred à s’émanciper d’abord de la tutelle paternelle pour pouvoir ensuite prendre le temps de se laisser courtiser et d’apprécier les différentes étapes conduisant à l’amour sans rien précipiter. Au cours de cette superbe séquence nocturne Trampas se révèle d’une douceur inhabituelle, touchant par son respect et sa compréhension de la jeune fille ; ceci est d’autant plus agréablement épatant que l’alchimie entre Doug McClure Denise Alexander fonctionne parfaitement, voir également à ce propos les grandes moments de complicité qui les réunissent comme ceux où ils rient tous deux.

Hormis quelques gros plans au tout début -d’ailleurs assez mal intégrés-, ces scènes de nuit seront les seules de l'épisode à avoir été tournées en studio sans que ce ne soit aucunement rédhibitoire. En effet les équipes techniques du studio Universal ont fait un excellent travail à ce niveau, d’une sobriété qui empêche tout aspect trop factice et carton-pâte, à l’instar de ce qui avait été fait à la MGM pour les séquences nocturnes de Fort Bravo de John Sturges, peut-être les plus belles de l’histoire du western. Esthétiquement Impasse est très bien fait et semble avoir bénéficié d’un budget conséquent, témoin les nombreux paysages traversés et une centaine de chevaux à disposition. On se souviendra longtemps de cet aplomb rocheux sur lequel monte la famille Kroeger pour épier les cow-boys jugés intrus, concrétion géologique aussi belle et impressionnante en vue plongeante que de dessous. Par la belle utilisation de ce décor naturel ainsi que par les choix de placement des caméras, on se rend compte d’emblée que Maurice Geraghty est un réalisateur inspiré et il le restera jusqu’au bout, le seul reproche qu’on pourrait lui faire étant l’intégration peu convaincante des stock-shots de l’incendie à la toute fin de son épisode. Sinon, les diverses séquences mouvementées (bagarres, rassemblement des chevaux, chevauchées fusillades…) sont toutes extrêmement bien filmées, digne d’un western de cinéma de l’époque à côté desquels cet épisode n’a vraiment pas à rougir et qui aurait d’ailleurs très bien pu sortir en salles. Enfin signalons à nouveau une formidable direction d’acteurs avec notamment un excellent Eddie Albert dans la peau du fermier tyrannique –qui prouve au passage pouvoir être aussi à l’aise dans le drame que dans la comédie, le genre qui l’a rendu célèbre-, mais également un tout jeune Tom Skerritt (Alien), une attachante Denise Alexander et un Doug McClure qui nous étonne par le fait d’être très convaincant dans un total contre emploi rapport avec ce que nous avions pu voir de lui jusqu'à présent.

Reste James Drury qui, après Throw a Long Rope, devrait finir de convaincre les plus récalcitrants : il possède ici une autorité, une présence et un charisme qui n’ont rien à envier aux grandes stars hollywoodiennes ayant œuvrées dans le genre. En l’absence une deuxième fois consécutive de Lee J. Cobb, il prouve à nouveau que la série peut compter sur son talent et sa puissance de conviction. Au cours de cet épisode, non seulement il doit faire montre d’une puissante détermination, d’un pragmatisme très moderne ("You can't fight the whole world unless you want to live like an animal") mais doit également essayer de convaincre les fils de se détacher de leur père qui risque de les conduire à leurs pertes. L’intelligence du scénario adapté d'une histoire de Bernard Gérard- réalisateur du précédent épisode- font que malgré le sens éthique de la plupart de ses personnages principaux, le manichéisme n’a une fois encore pas sa place dans cet épisode d’aventure à l’intrigue linéaire et aux nombreux morceaux de bravoure, sans dramatisation outrancière et non dénué de psychologie. Avant que Samuel Fuller ne vienne prendre le flambeau le temps d'un épisode, Maurice Geraghty aura déjà frappé très fort et entériné la très grande qualité de la série !


La même chose illustrée.

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 19 mai 2017 9:18

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Lee Marvin



1.09 – It Tolls for Thee

Réalisation : Samuel Fuller
Scénario : Samuel Fuller
Guest Star : Lee Marvin
Première diffusion 21/11/1962 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 6.5/10


Le Pitch : Kalig (Lee Marvin), un hors-la-loi, a mis au point un plan afin de prendre en otage le Juge Garth ; il espère en tirer une forte rançon et pouvoir passer la frontière sans être inquiété. Il commence par tuer son chef de bande afin d’avoir les mains libres pour diriger le gang comme il le souhaite. Durant une soirée organisée en l’honneur de Molly, Garth empêche le Virginien de battre un des cowboys qu’il avait licencié pour ivrognerie. Malgré la bouderie qui s’ensuit entre les deux hommes, le Virginien prend en charge l’opération de sauvetage du juge que Kalig a finalement réussi à kidnapper…

Mon avis : Dans la carrière de Samuel Fuller, ce 9ème épisode de The Virginian a été tourné entre Les Maraudeurs attaquent et Shock Corridor. Autant dire que, le sachant ‘coincé’ entre deux films aussi puissants, cet épisode d’une série qui avait aussi bien démarré était sacrément attendu. Mais on espérait peut-être un peu trop de la venue du virulent cinéaste au sein de la série surtout en sachant qu’il était l’auteur complet cette fiction, non seulement derrière la caméra mais également à l’écriture ! Non pas que It Tolls for Thee soit honteux, loin de là, mais en rapport aux attentes suscitées, la déception est de mise aussi bien sur la forme que sur le fond. Il s’agit d’un épisode mouvementé puisqu’il raconte le kidnapping du juge par une bande de dangereux hors-la-loi, elle-même poursuivie non seulement par les cowboys du ranch Shiloh venus délivrer leur patron mais également par un autre gang dirigé par un ancien membre du premier qui revient pour se venger après qu’il ait été laissé pour mort, Kalig lui ayant tiré dans le dos dès les premières minutes de l'histoire afin de prendre lui-même en main les opérations qui doivent les amener à devenir riches. Un épisode à priori chargé en adrénaline et en testostérone, ce qui n’est pas étonnant lorsque l’on connait la filmographie du cinéaste ainsi que celle de la guest star principale, à savoir Lee Marvin, ici dans le rôle d’un salaud intégral, un brigand diabolique, pervers et sadique n’ayant aucun problème de conscience quant il s’agit de faire du mal ou de tuer.

Sauf que le scénario de Samuel Fuller n’est pas vraiment un modèle de construction, de fluidité ni de rigueur ; le fait d’avoir inventé cette histoire de double gang ne sert pas à grand-chose si ce n’est à s’éparpiller, à déconstruire encore plus l’intrigue principale qui se scinde ainsi tout du long en trois : le gang Kalig, le gang adverse et les ‘sauveteurs’. Du coup, ce fractionnement systématique casse un peu la tension qui se fait jour chaque fois que l’épisode se recentre sur le duo Lee Marvin / Lee J. Cobb, le ravisseur ne perdant aucune occasion de torturer aussi bien physiquement -café brulant sur les mains- que moralement son prisonnier dont il profite pour se venger, le juge l’ayant mis en prison plusieurs années auparavant. Un montage parallèle se contentant de passer de la bande des kidnappeurs au groupe de poursuivants mené par le Virginien aurait été largement suffisant et probablement plus satisfaisant. Concernant la mise en scène, elle n’est pas spécialement plus remarquable que celle des réalisateurs ayant œuvré au cours des meilleurs épisodes précédents, voire même beaucoup moins bien tenue que celles de Ted Post ou Maurice Geraghty par exemple ; ses idées de panoramiques filés pour se rendre d’un personnage à l’autre lors des séquences où les bandits scrutent aux jumelles les cowboys du ranch Shiloh sont non seulement répétitives mais inutiles. Et puis jamais encore depuis le début de la série nous n’aurons été aussi gênés par les scènes de studio ; autant en nocturne elles ne sont pas rédhibitoires et même plutôt bien faites, autant de jour les innombrables rochers en carton jurent beaucoup trop avec les plans en extérieurs réels.

Ces quelques défauts scénaristiques et ‘artistiques’ font que nous ne sommes pas aussi captivés par cet épisode que par la plupart des précédents. Ceci étant dit, il n’a -loin de là- rien de déshonorant non plus. A commencer par toutes les séquences légères, une fois encore tout à fait savoureuses et peut-être encore plus satisfaisantes que celles qui réunissent Lee Marvin et Lee J. Cobb. Pour fêter le retour de Molly, le Juge Garth organise une soirée en son honneur et y invite tous ses hommes, une chose à priori inédite dans les ranchs de la région que ce rapprochement ‘ouvrier/patron’ comme le fait remarquer Trampas. La préparation à cette soirée est prétexte à des séquences réjouissantes, notamment celle se déroulant dans le dortoir des cow-boys alors qu’ils se disputent tous l’eau de Cologne ou la baignoire qui trône au plein milieu de la pièce. Tout à leur joie de pouvoir assister à une telle fête, ils se chahutent au cours de séquences qui semblent être improvisées tellement leur complicité semble couler de source, tellement le régisseur parait proche de ses hommes. Molly revient donc de New York où elle a rencontré Joseph Pullitzer, le célèbre journaliste qui idolâtre Garth et son parcours, ayant avoué avoir toujours rêvé d’être un cowboy dans un environnement violent. Sur quoi le juge rétorque que la violencen’est heureusement plus de mise dans le Far West à cette époque et qu’il ferait toujours tout son possible pour l’éviter : "When a man kills, he kills part of himself. When a man dies, part of every man dies." D’où découlera la phrase du Virginien qui n’est autre que le titre de l’épisode et qui prouve que le régisseur est un homme cultivé puisqu’il la tire d’un poème de John Donne. S’ensuivront les meilleurs moments, débats et discussions à propos de la violence et de la justice qui se poursuivront d’ailleurs entre Kalig et Garth lors de leurs différentes haltes.

Durant cet épisode avant tout tourné vers l’action, nous aurons pu constater que Le Virginien pouvait avoir des pulsions meurtrières et une susceptibilité capable de le rendre rancunier et le faire s’opposer à son patron, que le juge Garth -comme ceci avait déjà été abordé dans le deuxième épisode- n’a pas toujours été d’une droiture à toute épreuve, capable dans son passé d’avoir usé la violence pour arriver à bâtir son ‘empire’. Dommage que le suspense ne soit pas révélé aussi tendu qu’il aurait du l’être faute à un éparpillement du scénario qui aurait été plus puissant s’il était resté plus simple et linéaire, et que les décors en studio soient aussi voyants car sinon c’est encore un très bon moment que la série nous octroie grâce aussi à une interprétation de premier ordre, Lee Marvin en tête. Enfin, It Tolls for Thee aura également lancé une intéressante réflexion sur la justification ou non de la violence ainsi que sur la transition entre la justice milicienne et celle désormais plus encadrée par les lois, celle représentée par le juge Garth.

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1962 - Saison 1 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 19 mai 2017 18:34

It Tolls for Thee
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